Pour la même sécurité à Bruxelles qu'à RabatRappelez-vous de la Bruxelles des années 1970. Les personnes de 50 ans et plus se souviennent de cette époque où tout un chacun pouvait traverser n’importe quel quartier, de jour comme à n’importe quelle heure de la nuit, à pieds, en tram ou en voiture, sans le moindre de risque de se faire agresser ou insulter.

Rappelez-vous, c’était l’époque des mini-jupes… parfois si courtes. Mais cela ne posait aucun problème, car à cette époque les femmes pouvaient marcher dans n’importe quel quartier sans se faire traiter de « sale pute« .

A cette époque, si vous remettiez un jeune à sa place vous ne risquiez pas de vous faire agresser par la bande des frères et des cousins ou de vous faire cracher dessus.

A cette époque, les jeunes respectaient les plus âgés. On leur apprenaient à céder leur place à une personne âgée ou une future maman. Et malheur à celui qui ne le faisait pas ! Il ne serait jamais venu à l’idée d’un jeune d’insulter, d’agresser ou voler, à une bande de crier en entrant dans un tram et bousculer les passagers.

A Rabat, c’est la sécurité que vivent les Marocains. Tout comme dans l’agitation de Casablanca ou à Beni Mellal. Un mot d’ordre pour les jeunes: le respect. Les parents y veillent !

Qu’ont donc de si différents les jeunes Rifains de Bruxelles pour que certains politiciens en arrivent à proposer de mettre l’armée dans les stations de métro ? Avons-nous hérité de la pègre ?

Certains membres de Grandes Familles marocaines s’en désolent: « Les Marocains de Belgique sont une honte pour notre pays… mais nous ne comprenons pas pourquoi vous les laissez faire. » Nous non plus.

Une politique belge d'immigration parasitée par des politiques nationales étrangères de répressionL’immigration consentie se fonde sur un échange économique entre un pays demandeur de main-d’œuvre et un pays souffrant d’un chômage important.

C’est dans ce cadre qu’après la Deuxième Guerre mondiale des accords ont été conclus entre des pays européens offreurs de travail et d’autres pays européens offreurs de main-d’œuvre. Faire souche définitivement dans le pays d’accueil n’était qu’une possibilité, la volonté des immigrants économiques étant généralement de retourner vivre dans leur pays natal sitôt celui-ci redressé. C’est dans cet esprit que la Belgique a examiné les propositions concernant les pays nord-africains.

Une politique économique parasitée par des politiques étrangères de répression

Quand la France propose en 1955 à la Belgique d’accueillir une main-d’œuvre nord-africaine, elle est empêtrée dans la Guerre d’Algérie et voit dans les politiques d’immigration économique de ses voisins un moyen de se débarrasser d’opposants politiques. La Belgique refuse.

La reprise des vielles rivalités entre les Alaouites et certaines tribus qui suivent l’indépendance toute récente du Maroc incite ce pays à faire la même proposition que la France à la Belgique en 1957. L’objectif est de réduire à néant les tribus du Rif, soumises à une répression effroyable par Mohammed V et son fils Hassan: soumission du Rif par sa mise en sous-développement d’une part et par la contrainte des forces d’opposition à l’émigration comme seule solution de salut. Au terme d’une procédure d’évaluation, la Belgique accepte en 1958.

Mais le contrat est vicié !

Alors que la Belgique croit accueillir des ouvriers marocains demandeurs de travail, ce sont en réalité des réfugiés politiques en état de siège qui arrivent avec le projet d’installer toute leur famille dans leur pays d’accueil, et dans le respect de la tradition clanique et territoriale des Rifains. Des quartiers entiers de Bruxelles deviendront alors des territoires où les Belges de souche ne seront plus les bienvenus.

Ce volume d’immigration définitive n’est pas ce qui était désiré par la politique d’immigration belge et encore moins par sa population.

IncivilitésLa société rifaine se fonde sur une culture traditionnelle marquée par la tradition clanique, des valeurs morales strictes telles que la supériorité de l’homme sur la femme, le respect des obligations et devoirs de chacun (le « vrai homme »), le respect du « nif » (la fierté, l’honneur) de la personne, et où la vengeance prend la plupart du temps le pas sur la loi.

Un peuple arrivé en Belgique en état de répression

D’autre part, les Rifains sont arrivés en Belgique empreints d’un contexte de répression, de violence et de misère ne laissant d’autre source de revenus que celui issus de la culture de la drogue, des trafics divers.

Berbères – Arabes: ne pas confondre !

Ne les qualifiez pas d’Arabes, au mieux ils vous répondrons par l’indifférence qu’on réserve à l’ignorant. Les Berbères sont les premiers habitants du Maroc et comme les Kabyles d’Algérie dont ils partagent les origines, ont été envahis par les Arabes lors de la conquête musulmane et convertis de gré ou de force.

Le « Nif » – une valeur incompatible avec notre code culturel

Le nif désigne le sens de l’honneur, de la fierté. A l’inverse de notre conception, on est fier par défaut. Chez nous, nous tirons notre fierté après avoir témoigné d’un acte courageux.

Ignorer cette valeur traditionnelle rend incompréhensible l’agressivité physiques et verbales de nos Rifains.

L’atteinte au nif d’un homme justifiera la vengeance:

  • A sa fiancée: « si tu me respectes, tu dois porter le voile ».
  • Un mari trompé sera prêt à tuer son épouse non par passion mais car elle l’aura déshonoré.
  • Vous vous défendez contre un jeune Rifain qui vous aura agressé, vous pourrez subir la vengeance de sa famille, car vous aurez manqué de respect au clan.
  • Au Maroc, une femme considère que vous lui avez manqué de respect ? Elle pourra demander à son mari de laver son honneur.
  • Nos policiers contrôlent un Rifain, la communauté se mobilise pour le délivrer, qu’il ait tord ou raison.

Combien d’atteintes au nif n’ont-elles été vengées au Maroc par le tabassage, le couteau ou la lame de rasoir qui donne à la victime le sourire à vie du Jocker dans le film Batman !

En revanche, en cas de divorce, la valeur du nif a de quoi donner des leçons à de nombreux Occidentaux ! Si l’ex-épouse a un enfant, jamais ce père ne laissera son ex-épouse et son enfant sans ressources. Il lui donnera argent, nourriture et logement dû-t-il lui-même se dépouiller à devoir vivre dans la rue. Question d’honneur !

Le respect n’est acquis que par la force

Pour le Rifain, le respect de l’autre s’acquiert par la crainte. Au Maroc, les membres des autres communautés de Fez, Meknès, Marrakech, Rabat, Casablanca, Agadir, etc, veillent à éviter toute vexation involontaire d’un Rifain par crainte d’une éventuelle vengeance de sa part.

On comprend le mépris du délinquant rifain pour nos juges au discours sociologique, pour nos forces de l’ordre menottées par les dispositions de protection de la jeunesse. Au Maroc, l’interrogatoire du délinquant commence par une paire de gifles, histoire de marquer qui a l’autorité. Au Maroc, la police est respectée.

Différence dans l’éduction – En Occident, l’éducation des jeunes se fonde sur l’introspection, sur la réflexion sur soi, dans un dialogue avec ses parents. Au Maroc, tout l’inverse. L’éducation se fonde sur l’autorité physique, le respect des plus âgés et le respect absolu de sa mère, car « Le Paradis est aux pieds de vos mères ».

Imaginez l’incompréhension et le mépris du jeune délinquant s’entendant tenir du Juge ou d’un policier un discours introspectif parfaitement adapté à notre culture, mais totalement étranger à son éducation.

La reconstitution de territoires claniques

En se regroupant en quartiers entiers, les Rifains ont reconstitué la protection du clan et du territoire « où les Belges n’ont rien à faire ». Les problèmes se règlent en interne et suivant leurs règles.

Enfin, le territoire du clan permet d’instaurer une société, telle une médina, où seules valent les valeurs traditionnelles issues de l’Islam sans être pour autant intégriste et où l’intégration à la société belge, à ses usages et ses coutumes, est vide de sens. La sacro-sainte notion du Respect signifie, par analogie au Coran: vous Belges avez vos règles, nous avons nos règles et vous devez les respecter, chacun de son côté.

Les Rifains sont la seule communauté immigrée en Europe à se positionner en incompatibilité avec le peuple qui l’a accueillie. Jamais le contrat qui nous a lié ne stipulait que nous ayons à adapter nos us et nos coutumes. Car pour notre population, intégration signifie assimilation. Au même titre que dans n’importe quel autre pays.

Mi casa e su casa, certes, à condition de respecter les codes culturels et les valeurs de notre maison, l’Europe. Ceux-ci s’imposent aux vôtres ! Comme nous nous soumettons aux codes culturels de votre pays quand nous y séjournons.

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